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L'homme en question, 1977 (partie 3) Léo Ferré Tags: Léo Ferré |
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Dag Achatz - La danse du feu (1975) Extrait du grand échiquier. Tags: Dag Achatz Manuel de Falla Léo Ferré |
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Léo Ferré enregistrant Marie de G. Appolinaire (1973) Poème de G. Appolinaire. Vous y dansiez petite fille Y danserez-vous mère-grand C'est la maclotte qui sautille Toute les cloches sonneront Quand donc reviendrez-vous Marie Les masques sont silencieux Et la musique est si lointaine Qu'elle semble venir des cieux Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine Et mon mal est délicieux Les brebis s'en vont dans la neige Flocons de laine et ceux d'argent Des soldats passent et que n'ai-je Un cœur à moi ce cœur changeant Changeant et puis encor que sais-je Sais-je où s'en iront tes cheveux Crépus comme mer qui moutonne Sais-je où s'en iront tes cheveux Et tes mains feuilles de l'automne Que jonchent aussi nos aveux Je passais au bord de la Seine Un livre ancien sous le bras Le fleuve est pareil à ma peine Il s'écoule et ne tarit pas Quand donc finira la semaine Tags: Léo Ferré chanson poésie Appolinaire |
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Léo Ferré - Quand je fumerai autre chose que des celtiques Au piano Tags: Léo Ferré |
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Léo Ferré - Avec le temps (1973) Télévision Suisse Romande. Tags: Léo Ferré |
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Léo Ferré à propos du cabaret Extrait du grand échiquier 1975. Tags: Léo Ferré Jacques Chancel |
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Léo Ferré Pour l'intérêt des images. Tags: Léo Ferré |
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Léo Ferré à Monaco F2 Tags: Léo Ferré Monaco Albert |
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Léo Ferré - Les assis (Bobino 1969) Poème de Rimbaud. Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs, Le sinciput plaqué de hargnosités vagues Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ; Ils ont greffé dans des amours épileptiques Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques S'entrelacent pour les matins et pour les soirs ! Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges, Sentant les soleils vifs percaliser leur peau, Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges, Tremblant du tremblement douloureux du crapaud. Et les Sièges leur ont des bontés : culottée De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ; L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains. Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes, Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour, S'écoutent clapoter des barcarolles tristes, Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour. - Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage... Ils surgissent, grondant comme des chats giflés, Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage ! Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés. Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves, Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors, Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors ! Puis ils ont une main invisible qui tue : Au retour, leur regard filtre ce venin noir Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue, Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir. Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales, Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever. Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières, Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés, De vrais petits amours de chaises en lisière Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ; Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule Les bercent, le long des calices accroupis Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules - Et leur membre s'agace à des barbes d'épis. Tags: Léo Ferré Rimbaud poésie chanson musique |
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Léo Ferré et Ivry Gitlis - Les étrangers (1975) Extrait du Grand Echiquier. Regarde-la ta voile elle a les seins gonflés La marée de tantôt te l'a deshabillée Les bateaux comme les filles ça fait bien des chichis Mais ce genre de bateau ça drague pas dans Paris T'as les yeux de la mer et la gueule d'un bateau Les marins c'est marrant même à terre c'est dans l'eau Ta maman a piqué sur ta tête de vieux chien Deux brillants que tu mets quand t'embarques ton destin C'est pas comme en avril en avril soixante-huit Lochu tu t'en souviens la mer on s'en foutait On était trois copains avec une tragédie Et puis ce chien perdu tout prêt à se suicider Quand la mer se ramène avec des étrangers Homme ou chien c'est pareil on les regarde naviguer Et dans les rues de Lorient ou de Brest pour les sauver Y'a toujours un marin qui rallume son voilier Regarde-la ta quille à la mer en allée La marée de tantôt te l'a tout enjupée Les bateaux comme les filles ça fait bien du chiqué Mais quand on se fout à l'eau faut savoir naviguer T'as le coeur comme ces rocs vêtus de Chantilly Quand la tempête y'a fait un shampooing dans la nuit Ta maman t'a croché deux ancres aux doigts de chair Et les lignes de ta main ça se lit au fond de la mer C'est pas comme en avril en avril soixante-huit Lochu tu t'en souviens dans ces rues de l'emmerde On était trois copains au bout de mille nuits Et le jour qui se pointait afin que rien ne se perde Quand la mer se ramène avec des étrangers En Bretagne y'a toujours la crêperie d'à côté Et un marin qui te file une bonne crêpe en ciment Tellement il y'a fourré des tonnes de sentiment Regarde-la ta barre comme de la Pop musique Ca fait un vrai bordel chez les maquereaux très chics La mer a ses anglais avec le drapeau noir On dirait Soixante-huit qui s'en revient du trottoir Ma maman m'a cousu une gueule de chimpanzé Si t'as la gueule d'un bar je m'appelle Pépée Ferré C'est pas comme en avril en avril de mon cul Dans ce bar adossé au destin de la rue Et c'est pas comme demain en l'An de l'An Dix mille Lochu tu t'en souviens c'était beau dans ce temps-là La mer dans les Soleils avec ou bien sans quille Un bateau dans les dents des étoiles dans la voix Et quand on se ramenait avec nos Galaxies Ca faisait un silence à vous mourir d'envie Et les soirs d'illusion avec la nuit qui va Dans Brest et dans Lorient on pleure et on s'en va Lochu ? L' An Dix mille ... Tu te rappelles ? Lochu ? L' An Dix mille ... L'An Dix mille, l'An Dix mille, l'An Dix mille, l'An Dix mille... Tags: Léo Ferré Ivry Gitlis Musique Orchestre Bretagne René Lochu Brest Lorient Poésie Anarchie |
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Léo Ferré - Interview Radio canada (partie 1) Radio canada. Tags: Léo Ferré |